jeudi 24 août 2017

Le début et la fin

C'est ce que je suis pour vous, Mademoiselle, en toute modestie.


Et Dieu, s'il existe, sait que ni vous ni moi ne sommes modestes dans l'expression de nos sentiments.
Puisque vous m'avez fait don de vous-même, librement, en pleine connaissance de cause, pour que je vous guide et vous éclaire sur votre chemin de soumission, voici ce que j'attends de vous.

Votre journée commencera par une pensée pour moi.
Pas une simple idée qui traversera votre jolie (très jolie) tête pour se perdre ensuite au milieu des mille-et-une pensées qui vous agitent tous les matins.
Vous prendrez le temps de vous isoler et d'ôter votre tenue de la nuit.
Vous aurez à cœur d'avoir auprès de vous votre portable, cet élément de la vie moderne dont ni vous ni moi ne pourrions nous passer.
Vous veillerez à bien contrôler votre respiration.
Vous vous concentrerez sur la position que je requiers de vous : à genoux, cuisses écartées, tête baissée.
Vous m'enverrez votre salut du matin, à moi, votre maître, votre soleil, votre amant
Vous poserez l'engin près de vous.
Vous croiserez les mains dans le dos et attendrez ma réponse.
Elle viendra, je vous le promets, et vous apprendrez à l'attendre, je vous le promets également.
Après l'avoir reçue, -et après seulement- vous vous relèverez et vaquerez à vos occupations du matin.
L'attente vous semblera longue, le carrelage froid, les genoux douloureux, mais vous penserez à votre état de soumise, à cette nouvelle journée de soumission qui commence.
Et je sais que vous aimerez ce moment.

La journée sera  à vous, du matin jusques au soir.
Mais quand sera revenu le temps de rejoindre votre lit, vous vous conformerez au même rituel.
Vous aurez les paupières lourdes et les bras endoloris.
Vous serez comme suspendue entre la terre et le ciel, ne vous appartenant plus vraiment, sans être autre pour autant.


Vous aurez la fatigue d'une journée dans vos membres mais vous penserez au cadeau que vous me faites.
Et quand ma réponse arrivera, vous pourrez, comblée, rejoindre votre couche.

Demain, Mademoiselle, nous verrons comment me saluer.